Kiwi – Le centre d'impression
Utiliser les bases de données pour donner plus d'impact à vos imprimés

Vous vendez des autos. Chaque jour, vous recevez dans votre show room des dizaines de clients qui magasinent leur prochain véhicule. Vous recueillez des informations sur vos clients et sur le genre de véhicule qui les intéresse. Après leur départ et dans les 24 heures, vous leur faites parvenir un imprimé comportant une offre personnalisée pour eux avec la photo du véhicule qui les intéressait, un texte personnalisé avec leurs noms et peut-être même une offre financière particulière. Vos chances de faire affaire avec eux viennent certainement de se multiplier.

Ce genre d’approche est permis par les procédés dits d’impression de données variables. Les technologies numériques nous permettent maintenant d’intégrer des modèles de design avec des bases de données et de produire des documents dont certains contenus (images, textes) diffèrent d’un imprimé à l’autre, en imprimant le tout ensemble. On peut ainsi imprimer 1 000 dépliants, dont aucun ne ressemble exactement à l’autre, en séquence et au même coût d’impression numérique qu’autant de dépliants non personnalisés.

Cela ouvre un monde de possibilités. Renseignez-vous!

Vos montages sont-ils sur la coche?

Voici quelques points à vérifier avant de remettre votre montage pour l’impression afin de vous assurer de la meilleure impression possible :

La résolution des images

La résolution fait référence à la concentration de points de couleurs dans chaque pouce linéaire de l’image. Plus cette concentration est grande, plus l’image est nette et belle.

En imprimerie, nous utilisons, en général, une résolution de 300 PPP (points par pouce) au format utilisé. Assurez-vous que vos images atteignent ce seuil.

Attention : la résolution de 300 PPP doit être calculée au format utilisé. Si votre image est à une résolution de 300 PPP au départ, mais que vous l’étirez pour en doubler la taille dans votre montage, vous venez de baisser sa résolution de moitié.

Vous pouvez aussi lire notre article explicatif, ici.

Le bord perdu

Si dans votre imprimé, l’encre doit toucher le bord de la feuille (donc sans aucune marge blanche autour du montage), vous devez prévoir un bord perdu (on parle d’impression à bord perdu ou bleed en anglais).

Le bord perdu est une zone de 0,125 pouce (1/8 de pouces) qui dépasse de tous les côtés de votre montage. Par exemple, si vous voulez un imprimé final de 8,5 x 11 pouces à bord perdu, votre montage doit être fait au format de 8,75 x 11,25 pouces. On a ainsi ajouté 0,125 pouce en haut et en bas du montage (0,125 + 0,125 = 0,25) et 0,125 pouce à gauche et à droite du montage.

Le bord perdu va aider à compenser l’incertitude mécanique inhérente aux appareils d’impression et de finitions. Ainsi, de légères variations dans le positionnement de la feuille lors de l’impression passeront inaperçues.

La zone de sécurité du texte

Pour la même raison que pour le bord perdu (incertitude mécanique lors de l’impression), il faut respecter une zone de sécurité pour tous les éléments importants de votre montage et notamment les textes. Cette zone part des limites extérieures de votre montage (excluant la zone de bord perdu) vers l’intérieur et mesure également 0,125 pouce de chaque bord.

Par exemple, pour notre même montage 8,5 x 11, la zone de sécurité est de 8,25 x 10,75 pouces (car cette fois, on a retranché 0,125 pouces de chacun des bords). Tout texte ou élément important qui se situerait au delà de cette zone risque d’être coupé lors de la finition de l’imprimé.

Comprendre : la résolution des images

Vous en avez certainement déjà entendu parler : la résolution des images.

Vous savez qu’elle a quelque chose à voir avec la taille des images et photos que vous utilisez et que plus elle est grande, mieux c’est.

Au fait, la résolution d’une image renvoie à la concentration de points de couleurs (ou pixels) dans une photo; ou pour le dire plus simplement, le nombre de points de couleurs présents dans un pouce linéaire. Ainsi, une image qui a une résolution de 72 PPP (points par pouce ou pixels par pouce, on utilise aussi DPI qui signifie Dot Per Inch en anglais) va compter 72 points de couleurs pour chaque ligne de 1 pouce, alors que celle qui a une résolution de 300 PPP en aura… 300 par pouce linéaire.

En graphisme, la taille d’une image, quand elle est exprimée en pouces ou cm, doit toujours être accompagnée d’une donnée sur sa résolution. On va dire par exemple que l’image mesure 5 x 7 pouces à 72 PPP. Cette image est forcément plus petite qu’une image 5 x 7 pouces à 300 PPP. En effet, la première fait 360 x 504 pixels, contre 1 500 x 2 100 pixels pour la seconde (on obtient les valeurs en pixels en multipliant la hauteur ou la largeur de la photo par sa résolution).

Pour l’impression, la résolution minimale recommandée est de 300 PPP, si on veut avoir des images nettes et belles. Vous devez donc vous assurer que vos images pourront être utilisées au format désiré avec cette résolution minimale.

Ainsi, si vous voulez utiliser une image au format 11 x 17 pouces, celle-ci devra être d’une taille minimale de 3 300 x 5 100 pixels ou pour l’exprimer autrement 11 x 17 pouces à 300 DPI.
Cette règle pourra être légèrement relâchée pour les impressions en grand format pour lesquelles il faudra souvent faire des compromis de résolution. Le rendu final n’en souffre pas beaucoup, car les imprimés sont destinés à être vus de loin et la perte de détail de la photo est moins visible.

Connaissez-vous les vrais coûts de vos imprimés?

Quand vous demandez une soumission d’impression, ce que vous obtenez, c’est votre coût nominal. En réalité, vos impressions auront toujours un coût largement supérieur, dont il faut être conscient et qu’il faut tenter de maîtriser.

Les coûts liés à l’efficacité de l’imprimé

Pour les imprimés destinés à la promotion des ventes, comme les dépliants publicitaires, le coût réel d’impression dépendra grandement du taux d’efficacité auprès de la cible. Supposons que nous imprimons 2 lots de 100 dépliants pour 100 $ du lot. Le lot 1 sera effectivement lu par 10 % des gens auxquels on l’a envoyé (90 dépliants perdus), alors que le lot 2 le sera par 20 % de gens (80 dépliants perdus). Notre coût réel en tenant compte de l’efficacité est de 10 $ par dépliant pour le lot 1 et de 5 $ par dépliant pour le lot 2.

Pour atteindre un même nombre de personnes, nous pouvons soit augmenter le nombre de dépliants distribués (en augmentant le coût nominal), soit augmenter l’efficacité du dépliant (pas d’augmentation du coût nominal).

La seule manière de maîtriser les coûts liés à l’efficacité des imprimés se situe bien en amont de l’impression, aux étapes de la planification et de la conception visuelle. Plus on réfléchit à l’imprimé du point de vue du destinataire, mieux on calibre son contenu pour la cible et plus on met d’énergie dans sa conception graphique, plus grandes sont les chances que son coût d’impression réel sera moindre.

Par ailleurs, les technologies d’impression numérique permettent d’imprimer de toutes petites quantités au même coût moyen que des grandes. Cela ouvre la porte à la possibilité de pouvoir imprimer plusieurs versions du même imprimé et de juger de l’efficacité réelle de chacune, pour finalement retenir celle qui est la plus efficace pour une impression à plus large échelle.

Le coût de désuétude

Dans l’impression offset, notamment, doubler la quantité imprimée peut parfois se traduire par une faible augmentation du coût d’impression. Cela peut encourager certains à imprimer de grosses quantités et les stocker pour diminuer le coût unitaire.

Toutefois, attention au coût de désuétude de l’imprimé. Là aussi, il convient de distinguer coût nominal et coût réel.

Illustrons par un exemple : pour un imprimé X, nos besoins annuels sont de 1 000. On peut imprimer cette quantité pour 100$. Toutefois, pour 200 $, nous pourrions en imprimer 10 000. On passe donc d’un coût moyen de 100 $ / 1 000 à 20 $ / 1 000. Une belle affaire : on imprime 10 000.

Au bout d’un an, des informations contenues dans l’imprimé ne correspondent plus à la réalité et notre imprimé devient désuet. Il nous en reste encore 9 000, mais ils sont bons pour le recyclage. Notre coût moyen du 1 000 vient de bondir de 20 à 200 $. Notre coût de désuétude est la différence entre le coût d’impression nominal et ce que nous aurait coûté l’impression de notre besoin réel (soit 200 $ – 100 $ = 100 $).

Le meilleur moyen de contrôler le coût de désuétude est de garder ses stocks d’imprimés les plus bas possibles compte tenu de besoins prévisibles. Nous préconisons de raisonner en mois d’utilisation. Une bonne réserve serait entre 6 et 12 mois d’utilisation. Ainsi, les imprimés peuvent être revus et corrigés au fur et à mesure que les informations qu’ils contiennent évoluent.

Et surtout, surtout, n’allez pas coller des étiquettes rectificatives sur vos imprimés désuets. Vous dépensez certainement beaucoup plus en temps d’employés et vous portez un sérieux coup à votre image de marque à l’interne comme à l’externe.